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Je traque l'absolu
Pour chasser la vacuité
Dévaliser les dealers d'adrénaline
Racketter les puits d'ocytocine
Et m'enivrer de vertiges idéaux

Pour l'un ravir une note
Pour l'autre courir le souffle court
Nourrir la trêve
Pour ne pas mourir lourd

L'égrégore insaisissable
Pourtant palpable
Et l'écho des voies
Au détour d'un mot
Des traits, des rives.

Palpitant en manque
Qui ne saurait survivre
Dans la tiédeur ambiante
Je saurai léviter s'il le faut
Tout porte à croire...

Des ores
Des aurores
L'éternel recommencement
J'ai déjà décidé des abymes
J'ai déjà dessiné la cime

Gravir, s'époumoner,
Gratter, s'épancher
Et toujours retomber plus léger
Dans les miroirs
Des autres mêmes.

Man Ray, Peinture naturelle.

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J'ai tes artères en tête
Tes pavés dans mes pas
Tes horizons un peu mouillés
De l'eau du fleuve, la mer là-bas
Dans un passage je respire
Quelques moments galvanisants
Parfois quand je me retire
C'est pour me souvenir d'avant
Traces et voix, rires et mots
Je savais bien que ce ne serait pas
Pour si longtemps.
Trop tôt quitter
Tes rues par coeur
Les ponts et les quartiers
Autant de possibles
Veines ouvertes pour flâner
Je picorais selon l'humeur
Histoire, mystères, ambiances
D'hier et de demain
Sans cesse réinventé
Le monde à portée de main
Tu es la large matrice
La longue ligne de la main
A d'autres j'envie le délice
De te découvrir le matin.
Peu me chaut ton appartenance
J'étais vibrante sous ta peau,
Nantes.
Tu me manques.


Source: http://covoit-igr.over-blog.com/pages/Rennes_Nantes-1771995.html

26 novembre 2011 : Catherine Major

J'ai pris ma place hier seulement.
Parce que j'avais peur d'avoir la flemme de ressortir un soir de semaine et prendre le périph.
Parce que je me disais que j'aurais d'autres occasions.
Puis j'ai pris ma place, parce qu'après tout j'avais plus de chance de la voir ici que chez elle, et puis parce que je n'avais pas de raison de me priver de ce concert, même si j'irai seule. J'aime les chanteuses québécoises de trente ans.

C'est long les premières parties. Surtout quand c'est la vedette du coin dans la branche chanson française minimaliste, poésie zéro et musicalité au placard; ça fatigue parce qu'il faut suivre les mots à la lettre près, ça débite tellement que si on rate une phrase on perd tout le sens de la chanson. Les mélodies sont toutes semblables si bien qu'on est juste incapable d'en fredonner une seule, même les monodies moyennâgeuses sont plus vivantes...
C'est long d'attendre que le piano soi…
No espelho, teu sorriso
Ja conheço tudo o que faz
Parte de você

Nao posso te olhar
Porque todas os meus pensamentos
Jà são dentro de você

Diz me como te chamar
Gêmeo, alma irma
Ou próxima chama

Queria saber
O que pensas
O que esperas
Pra me-lançar
Sobre de linha

Um equilibrista
Com dois corações
Nas mãos

Vou me disfarçar
Você e ja uma lembrança
De tudo o que foi
De tudo o que sonhei
                                                 Man Ray, La main sur les lèvres