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jeudi 9 novembre 2017




J’anime un feu
qui n’est que pour toi
j’ai mis des cieux
à oser prendre le bois
hacher, lâcher, poser
une à une
brindilles qui s’embrasent
de voir l’étincelle en face
moi qui crée la phase
où de guerre lasse
je céderai une fois pour toutes
et avouerai trop bas sans doute
que de l’une à l’autre
je suis sur le fil
et que je sais faire nôtre
chaque instant subtil
tu distilles dans l’air
un souffle qui devient le mien
car à passer, au chaud, sur la pointe des pieds
j’ai mis de l’eau dans mes mots
pour calmer le brasier
pourtant je danse 
sur du magma en fusion
toi sur la plaque adjacente
tu me rejoins bientôt
la dérive est douce et lente
tu connais l’endroit
si la sublimation a lieu
je ne crains plus la brûlure
qu’occasionne la censure
actuelle, les bouches liées scellées
trop longtemps fermées
j’ai tes sourires pour moi
et l’envers de tes regards
qui parlent plus que les mots
une à une, les phrases 
en perles lacustres
brillantes et pures
portent loin l’écume et 
transportent 
la joie
le tout
celui qu’on n’ose nommer
présent partout
et tu parfois
je et toi nous y sommes
dans la lave nous nous lovons
bientôt


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