Accéder au contenu principal





J’anime un feu

qui n’est que pour toi

j’ai mis des cieux

à oser prendre le bois

hacher, lâcher, poser

une à une

brindilles qui s’embrasent

de voir l’étincelle en face

moi qui crée la phase

où de guerre lasse

je céderai une fois pour toutes

et avouerai trop bas sans doute

que de l’une à l’autre

je suis sur le fil

et que je sais faire nôtre

chaque instant subtil

tu distilles dans l’air

un souffle qui devient le mien

car à passer, au chaud, sur la pointe des pieds

j’ai mis de l’eau dans mes mots

pour calmer le brasier

pourtant je danse


sur du magma en fusion

toi sur la plaque adjacente

tu me rejoins bientôt

la dérive est douce et lente

tu connais l’endroit

si la sublimation a lieu

je ne crains plus la brûlure

qu’occasionne la censure

actuelle, les bouches liées scellées

trop longtemps fermées

j’ai tes sourires pour moi

et l’envers de tes regards

qui parlent plus que les mots

une à une, les phrases


en perles lacustres

brillantes et pures

portent loin l’écume et


transportent


la joie

le tout

celui qu’on n’ose nommer

présent partout

et tu parfois

je et toi nous y sommes

dans la lave nous nous lovons

bientôt



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

J'ai tes artères en tête
Tes pavés dans mes pas
Tes horizons un peu mouillés
De l'eau du fleuve, la mer là-bas
Dans un passage je respire
Quelques moments galvanisants
Parfois quand je me retire
C'est pour me souvenir d'avant
Traces et voix, rires et mots
Je savais bien que ce ne serait pas
Pour si longtemps.
Trop tôt quitter
Tes rues par coeur
Les ponts et les quartiers
Autant de possibles
Veines ouvertes pour flâner
Je picorais selon l'humeur
Histoire, mystères, ambiances
D'hier et de demain
Sans cesse réinventé
Le monde à portée de main
Tu es la large matrice
La longue ligne de la main
A d'autres j'envie le délice
De te découvrir le matin.
Peu me chaut ton appartenance
J'étais vibrante sous ta peau,
Nantes.
Tu me manques.


Source: http://covoit-igr.over-blog.com/pages/Rennes_Nantes-1771995.html

26 novembre 2011 : Catherine Major

J'ai pris ma place hier seulement.
Parce que j'avais peur d'avoir la flemme de ressortir un soir de semaine et prendre le périph.
Parce que je me disais que j'aurais d'autres occasions.
Puis j'ai pris ma place, parce qu'après tout j'avais plus de chance de la voir ici que chez elle, et puis parce que je n'avais pas de raison de me priver de ce concert, même si j'irai seule. J'aime les chanteuses québécoises de trente ans.

C'est long les premières parties. Surtout quand c'est la vedette du coin dans la branche chanson française minimaliste, poésie zéro et musicalité au placard; ça fatigue parce qu'il faut suivre les mots à la lettre près, ça débite tellement que si on rate une phrase on perd tout le sens de la chanson. Les mélodies sont toutes semblables si bien qu'on est juste incapable d'en fredonner une seule, même les monodies moyennâgeuses sont plus vivantes...
C'est long d'attendre que le piano soi…
No espelho, teu sorriso
Ja conheço tudo o que faz
Parte de você

Nao posso te olhar
Porque todas os meus pensamentos
Jà são dentro de você

Diz me como te chamar
Gêmeo, alma irma
Ou próxima chama

Queria saber
O que pensas
O que esperas
Pra me-lançar
Sobre de linha

Um equilibrista
Com dois corações
Nas mãos

Vou me disfarçar
Você e ja uma lembrança
De tudo o que foi
De tudo o que sonhei
                                                 Man Ray, La main sur les lèvres