Rechercher dans ce blog

mardi 5 décembre 2017

Marché
Tombé
Pas vu pas pris
Relevé couru
Perché
Gagné!

Gagné
Des limbes aux cieux
Relevant les silences
Abstenu et ligoté
Mais relevé

Relevé
Bientôt délivré
Alors suivre le fil
Jusqu'au noeud final
Dénouer tranquille
Remonte remonte remonte remonte
Et clac!
Corde par terre
Gorge à l'air
Sauvé

Sauvé
Délié
Pas renié
Le parcours
Tu aurais pu
Tu aurais su
Pas grave pas grave pas grave

Et plus léger alors
Chavirer dans l'éther
Regagner l'aurore



dimanche 26 novembre 2017

No espelho, teu sorriso
Ja conheço tudo o que faz
Parte de vôce

Nao posso te olhar
Porque todas minhas pensamentos
Jà sao dentro de vôce

Diz me como te chamar
Gêmeo, alma irma
Ou próxima chama

Queria saber
O que pensas
O que esperas
Pra me-lançar
Sobre de linha

Um equilibrista
Com duas cores
No maes

Sou disfarço
Você e ja uma lembrança
De tudo o que foi
De tudo o que sonhei



vendredi 24 novembre 2017



Sometimes I wonder
What's on the edge of you heart
Are we still the same
When we dance through the shadow
Of what we once promised to be

I gave you trust
You gave me lust
Thought we were strong
But light just left us 
Both defeated and ashamed

Oh how I wish
You could see my path
With all the stones
In my eyes and bones
It was just an other split

You saw every part
Of me at a glance
Since we knew
Time was just a thief
I went deeper and lost

Tell the truth
I never meant to be the one
Who would teach you 
How to love
You were love, I was astonished

Your dazzling grace
Is nothing compared
To the whole truth of you
Sometimes I wonder
Am I Florestan, and you Eusebius?

Soon light will get rid of this draft
We will all be one, same and one.

Jeune fille devant un miroir

lundi 20 novembre 2017


Je traque l'absolu
Pour chasser la vacuité
Dévaliser les dealers d'adrénaline
Racketter les puits d'ocytocine
Et m'enivrer de vertiges idéaux

Pour l'un ravir une note
Pour l'autre courir le souffle court
Nourrir la trêve
Pour ne pas mourir lourd

L'égrégore insaisissable
Pourtant palpable
Et l'écho des voies
Au détour d'un mot
Des traits, des rives.

Palpitant en manque
Qui ne saurait survivre
Dans la tiédeur ambiante
Je saurai léviter s'il le faut
Tout porte à croire...

Des ores
Des aurores
L'éternel recommencement
J'ai déjà décidé des abymes
J'ai déjà dessiné la cime

Gravir, s'époumoner,
Gratter, s'épancher
Et toujours retomber plus léger
Dans les miroirs
Des autres mêmes.

Man Ray, Peinture naturelle.

jeudi 9 novembre 2017




J’anime un feu
qui n’est que pour toi
j’ai mis des cieux
à oser prendre le bois
hacher, lâcher, poser
une à une
brindilles qui s’embrasent
de voir l’étincelle en face
moi qui crée la phase
où de guerre lasse
je céderai une fois pour toutes
et avouerai trop bas sans doute
que de l’une à l’autre
je suis sur le fil
et que je sais faire nôtre
chaque instant subtil
tu distilles dans l’air
un souffle qui devient le mien
car à passer, au chaud, sur la pointe des pieds
j’ai mis de l’eau dans mes mots
pour calmer le brasier
pourtant je danse 
sur du magma en fusion
toi sur la plaque adjacente
tu me rejoins bientôt
la dérive est douce et lente
tu connais l’endroit
si la sublimation a lieu
je ne crains plus la brûlure
qu’occasionne la censure
actuelle, les bouches liées scellées
trop longtemps fermées
j’ai tes sourires pour moi
et l’envers de tes regards
qui parlent plus que les mots
une à une, les phrases 
en perles lacustres
brillantes et pures
portent loin l’écume et 
transportent 
la joie
le tout
celui qu’on n’ose nommer
présent partout
et tu parfois
je et toi nous y sommes
dans la lave nous nous lovons
bientôt


jeudi 14 juillet 2016

Testamento


O que não tenho e desejo

É que melhor me enriquece.

Tive uns dinheiros - perdi-os...

Tive amores - esqueci-os.

Mas no maior desespero

Rezei: ganhei essa prece.

Vi terras da minha terra.

Por outras terras andei.

Mas o que ficou marcado

No meu olhar fatigado,

Foram terras que inventei.

Gosto muito de crianças:

Não tive um filho de meu.

Um filho!... Não foi de jeito...

Mas trago dentro do peito

Meu filho que não nasceu.

Criou-me, desde eu menino

Para arquiteto meu pai.

Foi-se-me um dia a saúde...

Fiz-me arquiteto? Não pude!

Sou poeta menor, perdoai!

Não faço versos de guerra.

Não faço porque não sei.

Mas num torpedo-suicida

Darei de bom grado a vida

Na luta em que não lutei!


Manuel Bandeira



DEVANT L'OCÉAN BLÊME


Sous le ciel pluvieux, noyé de brumes sales,
Devant l'océan blême, assis sur un îlot,
Seul, loin de tout, je songe au clapotis du flot
Dans le concert hurlant des mourantes rafales.

Crinière échevelée, ainsi que des cavales,
Les vagues en tordant arrivent au galop
Et croulent à mes pieds avec de longs sanglots
Qu'emporte la tourmente aux haleines brutales.

Partout le grand ciel gris, le brouillard et la mer,
Rien que l'affolement des vents balayant l'air.
Plus d'heures, plus d'humains, et solitaire, morne,

Je reste là, perdu dans l'horizon lointain
Et songe que l'espace est sans borne, sans borne,
Et que le temps n'aura jamais... jamais de fin. 


Jules Laforgue

Ma mer d'Iroise...Bretagne_Finistere_PointeduRaz15119.jpg