samedi 20 janvier 2018


Ondas das palavras


Ficarão as palavras
Quando nossas bocas
Serão feichadas
Quando nossas mãos
Serão endurecidas
Ficarão as palavras
Quand nossos olhos
Serão cansados
De ver tantos infernos

Os muros vão
Dizer o que nos nunca pronunciamos
As ondas vão
Levar tudo o que levanta-nos

O silencio sera 
O guarda dos nossos segredos

Eu jà sei
Que você podia
Sair, correr, criar e rir
E jà sei que você sabes
A morte perto de você

O caminho vas seguir
Com a tua cara
Com a tua alma
As palavras ficarão
Com as nossas lembranças
Você podes rir
Porque nunca vou esquecer 
As tuas palavras

Kahlo Frida, Arbre de l’espérance tiens-toi droit



mardi 9 janvier 2018


Sans titre parce que j'en ai trop en tête
Sans titre parce que c'est pas trop la fête
Et pourtant se fait sentir la force
Laissée sur ton passage, sur le pas de la porte.

Sur la pointe des pieds, une dernière pirouette
Tu glisses sans rien dire, sans rien laisser paraître.
La grâce des êtres forts et frêles à la fois
Tu m'auras soulevée tant de fois.

Si ce moment n'est pas figé et qu'il existe ailleurs
Des notes partagées dans un monde meilleur
Si entre nous on peut se dire qu'on se fout des années
Qu'hier et aujourd'hui ne sont qu'illusions créées

Alors je garde espoir que par instants furtifs
Tu sois en lui, en nous, en moi, quelque part
Où résonnent les mots qu'on a fait nôtres
Les siens, puis les tiens, enfin cet autre

Cette conscience d'être un et tout à la fois
Tu dérives plus haut, un point de plus là-bas
Qui va et vient - gardien de l'essentiel
J'espère que tu as senti pousser tes ailes

Les mots sont vains, les notes consolent
Rester debout, trouver le sens
Une gageure - ton existence
Qui finalement s'en faisait voix
Un modèle, une partie de ma foi

Trop à dire et pas le goût
Enfin si, celui entre aigre et doux
Tu sais, le même qu'il t'est venu
Trop de fois pour te mettre à nu

Traverser, traverser, ce mot dans ta bouche
Je le garde comme une flamme qui me touche
Luciole dense et légère, je connais tes manières
J'appelle la vie, un splendide hasard qui sera juste logique

Donner, tout donner, le mot d'ordre de ta musique.



mardi 5 décembre 2017

Marché
Tombé
Pas vu pas pris
Relevé couru
Perché
Gagné!

Gagné
Des limbes aux cieux
Relevant les silences
Abstenu et ligoté
Mais relevé

Relevé
Bientôt délivré
Alors suivre le fil
Jusqu'au noeud final
Dénouer tranquille
Remonte remonte remonte remonte
Et clac!
Corde par terre
Gorge à l'air
Sauvé

Sauvé
Délié
Pas renié
Le parcours
Tu aurais pu
Tu aurais su
Pas grave pas grave pas grave

Et plus léger alors
Chavirer dans l'éther
Regagner l'aurore



dimanche 26 novembre 2017

No espelho, teu sorriso
Ja conheço tudo o que faz
Parte de você

Nao posso te olhar
Porque todas os meus pensamentos
Jà são dentro de você

Diz me como te chamar
Gêmeo, alma irma
Ou próxima chama

Queria saber
O que pensas
O que esperas
Pra me-lançar
Sobre de linha

Um equilibrista
Com dois corações
Nas mãos

Vou me disfarçar
Você e ja uma lembrança
De tudo o que foi
De tudo o que sonhei



vendredi 24 novembre 2017



Sometimes I wonder
What's on the edge of you heart
Are we still the same
When we dance through the shadow
Of what we once promised to be

I gave you trust
You gave me lust
Thought we were strong
But light just left us 
Both defeated and ashamed

Oh how I wish
You could see my path
With all the stones
In my eyes and bones
It was just an other split

You saw every part
Of me at a glance
Since we knew
Time was just a thief
I went deeper and lost

Tell the truth
I never meant to be the one
Who would teach you 
How to love
You were love, I was astonished

Your dazzling grace
Is nothing compared
To the whole truth of you
Sometimes I wonder
Am I Florestan, and you Eusebius?

Soon light will get rid of this draft
We will all be one, same and one.

Jeune fille devant un miroir

lundi 20 novembre 2017


Je traque l'absolu
Pour chasser la vacuité
Dévaliser les dealers d'adrénaline
Racketter les puits d'ocytocine
Et m'enivrer de vertiges idéaux

Pour l'un ravir une note
Pour l'autre courir le souffle court
Nourrir la trêve
Pour ne pas mourir lourd

L'égrégore insaisissable
Pourtant palpable
Et l'écho des voies
Au détour d'un mot
Des traits, des rives.

Palpitant en manque
Qui ne saurait survivre
Dans la tiédeur ambiante
Je saurai léviter s'il le faut
Tout porte à croire...

Des ores
Des aurores
L'éternel recommencement
J'ai déjà décidé des abymes
J'ai déjà dessiné la cime

Gravir, s'époumoner,
Gratter, s'épancher
Et toujours retomber plus léger
Dans les miroirs
Des autres mêmes.

Man Ray, Peinture naturelle.

jeudi 9 novembre 2017




J’anime un feu
qui n’est que pour toi
j’ai mis des cieux
à oser prendre le bois
hacher, lâcher, poser
une à une
brindilles qui s’embrasent
de voir l’étincelle en face
moi qui crée la phase
où de guerre lasse
je céderai une fois pour toutes
et avouerai trop bas sans doute
que de l’une à l’autre
je suis sur le fil
et que je sais faire nôtre
chaque instant subtil
tu distilles dans l’air
un souffle qui devient le mien
car à passer, au chaud, sur la pointe des pieds
j’ai mis de l’eau dans mes mots
pour calmer le brasier
pourtant je danse 
sur du magma en fusion
toi sur la plaque adjacente
tu me rejoins bientôt
la dérive est douce et lente
tu connais l’endroit
si la sublimation a lieu
je ne crains plus la brûlure
qu’occasionne la censure
actuelle, les bouches liées scellées
trop longtemps fermées
j’ai tes sourires pour moi
et l’envers de tes regards
qui parlent plus que les mots
une à une, les phrases 
en perles lacustres
brillantes et pures
portent loin l’écume et 
transportent 
la joie
le tout
celui qu’on n’ose nommer
présent partout
et tu parfois
je et toi nous y sommes
dans la lave nous nous lovons
bientôt


Ondas das palavras Ficarão as palavras Quando nossas bocas Ser ão feichadas Quando nossas m ãos Ser ão endurecidas Ficar ...