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Fragmentary girl                              To Sylvia P. 


Better leave this dream here Before it turns to be a nightmare The passion you feel When you read the words Will never reflect on Your face to the world
Yet you've forgotten Your daily needs of communication Do they only know The trouble you're getting in Their noise is just too loud To let you breath A circle of people The smell of humanity it used to be
And you can't wear out this lonely face all you want to be is anyone else you're lost among the pieces of your memory the only word that defines you is FRAGMENTARY
Under the glass bell Living on your mind - a whole world Where emptiness reigns Some ideas dictated by the doubt But no one will ever care about The pressure is high and outside They're free, they'll never share Your own reality
Sleeping eyes, what's wrong with you? Will they any longer ask you No reciprocity, no mirror, nothing in common Desper…
IV                                  07.01.2018

Je te regarde je te décrypte je te dévore

On est quitte

Des essaims bourdonnants qui m’assaillent

Une seule parole qui vaille

La peine que je répète en boucle, à l’heure,

Sans me presser

Une seule note que j’aime

Que tu sais composer, souvent, à demi, en douce, endormie,

Vaillante et fière, j’espère souvent qu’elle va venir ranimer

L’envie d’allonger paroles et regards qui s’entortillent

Tu m’arrimes à la cheville de ta pensée

Tu es la seule qui parviennes à me faire aimer

L’orée des mots


La valse, Camille CLAUDEL


J'ai remonté le fil
Sauté par-dessus les noeuds Du bout des doigts Défait juste ce qu'il Manquait pour n'être plus que deux Début et fin, foi et loi
Consonnes adverses  Allégories transverses Les vains allers-retours Entre la trame et l'allée Je te suis partout Aux tournants je suis liée
Resserrer ne sert à rien Ce serait étrangler le lien On a pour usage de défaire Moi je fonctionne à l'envers Morsure texturée nervure inversée L'envers l'endroit tout mélangé
J'ai parcouru le fil A saute-mouton sur les obstacles Glisser le long comme sur le Nil Me mirer dans l'or d'un pentacle Pendant au bout d'une corde Mille fois que je me torde
Pour retrouver le droit le juste Le vrai le véritable sens L'absurde réalité Et m'entortiller  Enlacer Tracer Lier


Ce sont les marches que je préfère Quand on chancelle délicatement A l'échelle des orteils allant Venant, vaillants serviteurs Que l'au-delà se mesure A l'aune de millièmes d'heures
Au bout il y a un autre Pied ou main selon la taille D'où l'on voit l'horizon nôtre Et d'où il se peut que l'on aille
Si l'un hésite c'est qu'il ne faut  Pas de manie, marcher sans pli Sur le béton sans se morfondre Sans confondre course et pas
Au bout il y aura le suivant Celui que tu feras vers moi Ce pas absent pour le moment Ces millièmes d'heures que j'entrevois
Un horizon à eux tout seuls Alanguis et nonchalants Bientôt écrasés par le poids Ces instants sont déjà remplis de toi Ils n'ont pour eux qu'ils le veuillent Ou non, l'allure d'un lion agonisant.
Ray Morimura 
Prends le silence Prends la lourdeur Prends l'accablante chaleur Prends l'absence
Le tout dans les pieds Fracasse tes ailes torturées Et brise là,  En une ou plusieurs fois L'élan contenu et l'abstraite ligne
Détourne le chemin Arrête les tours de main Trop faciles faux et fats Les idées que les autres ont sur toi
Volète, allège Cours haut bas Comme sur un siège Trône et pavane D'une insolente grâce Que la puissance Atteint sans pourtant faire face
Aux regards grands Aux maux ouverts S'arrêter repartir en arrière Mains bras taille Regard regard regard Dans les temps Souffle en course
Violent. Vis. Vrai.
Derain. La danse